Cycle courts-métrages 02

Samedi 19, 21h30
Dimanche 20, 16h30


Les courts-métrages présentés dans cette section contiennent de la nudité et de la sexualité explicite. Certains seront projetés en version originale anglaise non sous-titrée.



6min49

You were warned

Torri Lisek – Insatiable Pictures

Un autre film de Torri Lisek en collaboration avec Manon Praline et Nina Scum, qui présente cette fois une autre sexualité pour encore plus de plaisir.

Dans ce court métrage, les deux protagonistes se retrouvent sur un canapé et se livrent à une intense partie de sexe BDSM. La bienveillance entre les deux personnages transperce l’écran. Iels rient plein.e de joie, se caressent avec tendresse, puis les yeux s’assombrissent, remplis d’électricité et d’envie. Les mains frappent et les bouches mordent soulevant des râles sortis du fin fond du plaisir. Ce film fait grimper la tension dans un subtil et magnifique mélange entre douleur, plaisir et affection.

14min12

Ailleurs

Julia Maura

Cet essai documentaire présente une atmosphère de douleur tendre et questionne la dualité entre le corps et l’esprit. Julia Maura signe ici un film qui aborde le consentement à la douleur dans une atmosphère délicate et pleine de bienveillance. Laisser des cordes se serrer autour du corps, laisser de la cire de bougie chaude glisser sur la peau et brûler de plaisir. Fermer les yeux et permettre à la douleur d’envahir son corps. Solène cherche à accueillir cette douleur pour être complètement « ici » alors que Michel l’aborde comme exutoire pour s’envoler « ailleurs ».

02m21

Balance ton porcno

Alice Vigier-Lévy

Dans une ambiance électrique rouge et bleu, Alice Vigier-Lévy a imaginé une animation aux allures de jeu vidéo mettant en scène deux personnes qui prennent du plaisir.

C’est au moyen de photos présentes dans un livre pornographique de 1979 et d’une application sur la console de jeu Nintendo DS qu’Alice a réalisé son film. Des femmes qui, à la base, étaient prisonnières de l’immobilité du support papier prennent vie et laissent éclater leur plaisir. Il s’agit là d’un processus de libération. Une libération « plastique » dans le fait de libérer les mouvements de ces femmes, initialement statiques ; mais une libération aussi métaphorique : Alice libère les désirs et fantasmes de ces femmes prisonnières des normes sexuelles hétéronormées et patriarcales.

11m15

Ces histoires que je ne devrais pas raconter

Oélia Gouret

Ce film documentaire nous ouvre les portes des souvenirs intimes d’Oélia Gouret concernant le travail du sexe.

Oélia Gouret étudie les arts visuels à la HEAD et s’intéresse notamment à la vidéo, prise comme moyen d’expression émancipateur. Dans son documentaire Ces histoire que je ne devrais pas raconter, iel se met à nu et partage ses souvenirs sur le travail du sexe. Sur fond d’images de mail qu’iel a reçu, telle une tapisserie, Oélia se présente à nous, face caméra, en train de se préparer. Puis des voix racontent ses expériences et font de ce film une sorte de journal intime au format peu classique.

06min50

Pink Pink

Youssef Youssef

Dans son court métrage, Youssef Youssef nous présente du rose, encore du rose et des corps qui dansent le désir.

Youssef Youssef étudie à la HEAD depuis 2018 et signe ici, dans le cadre de sa formation, un court-métrage évoquant le souvenir d’une soirée enivrée de désir. Du rose sur des draps satinés, dans des cheveux colorés, sur des lèvres maquillées et trois personnes qui se sont retrouvées là, un soir très tard ou un matin très tôt. Trois personnes qui assument leur identité avec courage et qui vivent leur sexualité librement. Pink Pink nous dévoile un nid douillet tout rose au sein duquel les trois protagonistes se sentent bien dans leur intimité et le partagent à l’écran.


11min02

Lullabyebye ne fait pas de branlette sans casser des œufs

Puppy Please

Lullabyebye ne fait pas de branlette sans casser des œufs est le premier court métrage de la société de production pour adultes Puppy Please. Le film est présenté en avant-première pour le Fesses-tival. En 2019, Lullabyebye, Gordon b. Rec et Robyn Chien se rencontrent pour créer Puppy Please. Ensemble, ils pénètrent l'industrie et s’unissent derrière les valeurs de l'explicite et contre les lois de censure. Ils manigancent une stratégie marketing pour permettre une rémunération juste pour toute l'équipe. Les acteurs et actrices sont aux commandes sur les tournages et en post-production. À l’image, ils s’inscrivent dans la lignée du Pro Am français, et l’expérimentation dissidente du corporel. La réappropriation des codes de représentation des sexualités traditionnels et leur mise en dérision est leur marque de fabrique. Le dispositif filmique est simple : un téléphone et un petit micro leur permet d’aller au cœur de l’action : digne des meilleurs POV. Ici, Lullabyebye est une petite fermière qui t’emmène en pleine campagne et se met des œufs dans la chatte rien que pour tes beaux yeux.

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